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Ralentir pour améliorer la productivité

Juillet 02 2026

Par Mackenzie Miller

Avant de partir en mission, Hillary nous a expliqué que le but n'était pas la productivité. Étant une personne toujours débordée, j'étais un peu inquiète. Je savais qu'en participant à cette mission, j'aurais du mal à ralentir. D'habitude, je roule à 100 km/h ou je suis garée n'importe comment (sans vouloir me vanter, je sais faire un créneau). Pendant ces cinq semaines, je vis à Guaranda (environ 30 000 habitants) et je travaille à Salinas (environ 700 habitants) à la radio communautaire locale. Je me rends au travail en transports en commun, dans un pick-up, pour un trajet d'une cinquantaine de minutes. C'est pendant ce temps que j'ai constaté que je ralentissais le plus. Inutile d'essayer d'être productif pendant les trajets, surtout quand le paysage est aussi magnifique que le mien. À Guaranda, j'ai une vue imprenable sur le volcan Chimborazo au lever et au coucher du soleil, lorsque je pars du travail et que j'en reviens. Après avoir vu Micah désigner avec enthousiasme chaque volcan que nous avons croisé lors de notre road trip pendant mes études, j'ai appris à ne jamais tenir pour acquis une belle vue sur un volcan.

Chimborazo au coucher du soleil

Mon trajet quotidien serpente à travers les Andes, le soleil illuminant parfaitement le paysage. En Équateur, de nombreux peuples autochtones cultivent leurs terres à flanc de montagne. Parfois, j'aperçois des fermiers menant leurs troupeaux en promenade sur la route escarpée, ou un agneau faisant la sieste juste derrière la fenêtre. Mais ce que je préfère, ce sont les champs. Ils donnent aux montagnes l'apparence d'une courtepointe artisanale, un doux souvenir de chez moi.

Les montagnes me rappellent toujours ma maison. Enfant, j'avais les Rocheuses canadiennes sous le porche, puis, vivant au cœur de la vallée de Shenandoah, elles m'ont toujours apporté la paix. C'est en prenant le temps de les contempler que je me sens le plus enracinée. Je n'ai plus à me soucier de retoucher des photos, d'envoyer des courriels, de faire mes devoirs ni même de répondre à des messages.

Ce trajet me permet de prendre le temps et de bien assimiler cette expérience. Je me retrouve
Je suis reconnaissante de cette expérience – une immersion interculturelle totale. L'opportunité de travailler dans une radio communautaire locale, d'aider selon mes possibilités et d'apprendre au contact de la communauté incroyablement riche de Salinas, m'a été précieuse. Je repense souvent à chez moi : à la familiarité, au confort, à mes plats préférés et aux moments passés avec mes proches. Sans prendre le temps de ralentir, je ne sais pas si j'aurais pu apprécier ce parcours autant qu'aujourd'hui ; explorer ses nuances et prendre conscience de mes émotions et de mes préjugés. Parfois, le plus enrichissant est de s'accorder le temps de ralentir.

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