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Littérature, culture et perspectives mondiales à Londres

13 mai 2026

Alors que nous atteignons la moitié de notre séjour SST à Londres, nous sommes frappés par la rapidité avec laquelle le temps passe et par tout ce que nous parvenons à accomplir en une seule journée.

Après avoir lu Agatha Christie et examiné la représentation et le traitement des travailleurs du secteur des services, un groupe d'entre nous a assisté à une représentation de Le piège à sourisCette pièce, un incontournable du théâtre londonien, fête cette année ses 74 ans. Nous sommes tenus au secret quant à la fin, mais à en juger par les vives réactions de notre groupe, elle fut assurément surprenante. En tant que professeur, j'ai particulièrement apprécié les réactions de nos étudiants lorsqu'un des personnages, exaspéré par le manque de personnel à la pension, déclare que « la classe ouvrière ne remplit manifestement pas ses devoirs ». Cette réplique faisait écho à nos discussions précédentes sur les classes sociales et le traitement des personnes travaillant dans le secteur des services.

Cette expérience au sein du programme SST m'a permis de devenir une personne plus flexible et extravertie, car elle a mis à l'épreuve ma zone de confort et élargi mes horizons. Nous avons l'opportunité d'étudier la littérature essentielle à la culture londonienne, puis de nous immerger dans nos apprentissages en visitant des musées, en assistant à des pièces de théâtre et des comédies musicales, et en flânant dans les marchés et autres lieux emblématiques de cette ville historique. – Leah Berkey

Ce week-end, un autre petit groupe s'est rendu à Stratford-upon-Avon pour assister à une représentation de Driftwood à la Royal Shakespeare Company. La pièce explore le colonialisme dans les Caraïbes et les restrictions à l'autonomie, au choix et à la liberté que subissent les communautés afro-caribéennes dans leur propre contexte. Nous avons pu découvrir cette ville et tout ce qu'elle a à offrir par une magnifique journée ensoleillée. Bien que l'excursion ait été longue et ait nécessité trois trajets en train, je suis convaincue qu'elle en valait largement la peine.

Au théâtre The Other Place, nous avons assisté à la pièce Driftwood, une production de la Royal Shakespeare Company. Située dans un bar de Port-d'Espagne, la pièce suit des personnages qui s'interrogent sur leur identité, leur famille et leur sentiment d'appartenance, tandis que Trinité-et-Tobago s'achemine vers l'indépendance politique. Driftwood explore les structures du pouvoir colonial et la manière dont la race façonne les relations personnelles. Le club, l'Alma, est géré par une femme noire locale mais appartient à un Anglais, reflétant les déséquilibres plus larges du régime colonial et de la lutte pour l'indépendance. Nombre des thèmes abordés dans Driftwood faisaient écho à ceux que nous avions vus plus tôt dans Le Songe d'une nuit d'été, en particulier les notions de pouvoir et d'ordre social. À l'issue de notre excursion d'une journée à Stratford-upon-Avon, nous sommes repartis avec une compréhension plus approfondie de l'impact durable du colonialisme à travers l'histoire, notamment sur les femmes et les membres de la classe ouvrière qui aspirent à une vie stable et digne. Au-delà des représentations elles-mêmes, notre séjour à Stratford nous a également permis de renforcer nos amitiés et d'approfondir nos liens. — Steven Lopez et Esme Pico

Nous avons également eu la chance d'accueillir le Dr Lambros Fatsis, maître de conférences en criminologie à l'Université de Londres, en tant que conférencier invité. Son livre Surveillance des quartiers Ce livre propose une analyse incisive et souvent troublante de la manière dont la police britannique cible de façon disproportionnée le rap, le hip-hop et la drill, assimilant l'expression culturelle à la criminalité. Il est présenté comme une analyse audacieuse qui met au jour le racisme policier dont sont victimes les artistes noirs. L'émergence de la drill au Royaume-Uni a fait la une des journaux, la présentant comme une activité criminelle plutôt que comme une forme d'art. Ce nouveau sous-genre du rap n'est pourtant ni le premier ni le seul à être ainsi pris pour cible. Le Dr Fatsis apporte un éclairage précieux sur les similitudes et les différences entre les systèmes policiers racialisés au Royaume-Uni et aux États-Unis, ainsi que sur nos propres expériences dans différents quartiers de la ville, notamment au marché de Brixton.

Outre les conférences, les discussions et les spectacles, nous avons visité la National Gallery et la Tate Modern, où nous avons pu admirer de près un large éventail d'œuvres d'art couvrant différentes périodes et styles. Ces visites ont été de précieuses occasions d'observer les œuvres dans leur contexte d'origine, d'approfondir notre compréhension des techniques et des mouvements artistiques et de relier les connaissances théoriques acquises en cours à des exemples concrets.

Ces constats nous ont également incités à réfléchir aux enjeux éthiques de l'exposition et de la collection d'œuvres d'art dans les grands musées, notamment en ce qui concerne les objets susceptibles d'avoir été acquis par le biais du colonialisme, du pillage ou de rapports de force inégaux. Cela a soulevé d'importantes questions relatives à la provenance, à la restitution et aux responsabilités des institutions culturelles quant à la reconnaissance et à la prise en compte de l'histoire de leurs collections.

L'une de nos premières excursions a été la visite de la National Gallery, qui abrite des milliers de peintures datant du XIIIe siècle environ. La visite de cette galerie m'a permis de mieux comprendre les raisons de ma présence à Londres et la chance que j'ai de vivre ce merveilleux voyage. Admirer tout ce talent extraordinaire, exprimé à travers une grande variété de techniques et d'images par de nombreux peintres de grand talent, m'a emplie d'une immense gratitude pour tout ce que je découvre à Londres ! – Melanie Arteaga

Lors de ma visite au musée, j'ai découvert des œuvres qui ont suscité de nombreuses interrogations. En me promenant, j'ai aperçu une imposante tour radio empilée dans une pièce isolée, d'où émanaient des bruits qui m'ont déstabilisé, ainsi qu'une salle où seul un vieux téléviseur diffusait un enregistrement de mauvaise qualité montrant une personne faisant du skateboard dans la rue. Outre le fait de ne pas comprendre la signification de ces œuvres, j'ai été confronté à des objets du quotidien présentés d'une manière qui symbolisait une grande valeur, ce qui m'a amené à m'interroger sur ce que nous considérons comme de l'art et pourquoi. – Guilherme Rosa De Mello

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