Dès notre arrivée, la vue imprenable sur la côte depuis la falaise nous a confirmé que nous étions bien là ! Maintenant, les jours où nous n'avons pas d'excursions prévues, nous avons pris l'habitude de suivre le rythme de Corrymeela : petit-déjeuner à 8h30 (avec toujours des produits frais…).

Actualités
Une journée à l'école de formation des citoyens
13 mai 2026
Par Claire Reichenbach
À mi-parcours de notre séjour au Guatemala, notre groupe a eu l'opportunité de participer à un programme intitulé « École de formation citoyenne ». Cette école, destinée aux étudiants universitaires, propose des modules de formation de mars à novembre, un samedi sur deux. Chaque module est axé sur une question ou un enjeu politique. Nous avons eu la chance de participer à l'une de ces sessions, consacrée à la configuration de l'État au Guatemala et en Amérique centrale.
L'Université Rafael Landívar a accueilli la formation, où nous avons pu rencontrer et apprendre aux côtés d'étudiants guatémaltèques. Au cours de cette formation, Byron S. Morales Dardón nous a expliqué la formation du gouvernement actuel du Guatemala et ce que signifie s'engager dans la vie politique guatémaltèque aujourd'hui. Il a abordé la question de la construction et des principes de la démocratie. Nous avons même participé à un exercice de simulation des dérives d'une démocratie.
Au cours de cette simulation, nous avons appris la différence entre une démocratie et une autocratie ou une dictature. Morales a notamment utilisé l'expression « Nous, le peuple ». Ces mots, généralement associés, font référence à la Déclaration d'indépendance des États-Unis, mais Morales nous a rappelé qu'ils n'appartiennent pas à une seule nation ni à un seul groupe de personnes. Ils appartiennent en réalité à toutes les démocraties du monde.
Vers la fin de son discours, Morales a donné la parole aux participants. Il a notamment lancé l'idée de « Lutter pour la justice et la démocratie ». La question « Et maintenant ? » a rapidement suivi. Le groupe s'est accordé sur le fait qu'il fallait continuer à sensibiliser le public à la politique ; prendre des décisions pour les trente prochaines années, et non seulement pour demain ; et croire que même si nous ne pouvons pas tout combattre aujourd'hui, nous pouvons encore commencer.
Le dernier message que Morales nous a laissé était de nous rappeler que « notre travail est de maintenir l'espoir vivant ».
Après la première séance, nous nous sommes regroupés avec les étudiants guatémaltèques et avons discuté des principaux problèmes que nous observons aux États-Unis et au Guatemala, et de leur impact sur notre situation. Nous avons ensuite consigné nos réflexions sur une affiche et les avons présentées à l'ensemble du groupe. Malgré des différences, nous avons également constaté des similitudes entre les deux pays et leurs problématiques politiques. Un point que nous avons particulièrement souligné est l'influence des actions politiques des États-Unis sur les autres pays, notamment en Amérique latine.
Notre journée s'est conclue par une danse collective, main dans la main, emplie de rires et de joie. Sans vouloir répéter toutes les paroles, le refrain principal de la chanson nous encourageait à « Celebrar la vida, celebrar la vida » (Célébrons la vie, célébrons la vie). Je crois que notre séjour au Guatemala a parfaitement contribué à nous le faire comprendre.









