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Pour entamer notre deuxième semaine complète en Irlande du Nord, nous sommes partis pour le château de Dunluce par un lundi matin pluvieux. Notre voyage a commencé par notre marche quotidienne jusqu'à Ballycastle pour prendre le bus. De là, notre bus Translink nous a conduits…


Après notre réveil à notre campement à Chain' O Lakes et un petit-déjeuner léger, nous avons été rejoints par Diane Hunter, responsable de la préservation du patrimoine tribal de la Nation Miami d'Oklahoma. Autour du feu de camp, Diane nous a raconté des anecdotes et l'histoire du peuple Miami. Nous avons appris l'histoire de ses déplacements, alors qu'ils perdaient sans cesse de plus en plus de terres au profit des colons, jusqu'à être finalement chassés de leurs terres. Diane a raconté l'horrible traitement infligé à son peuple lors de son exode forcé vers le Kansas. À certains moments, ils étaient tous entassés sur un bateau et on les appelait « cargaison » plutôt que « personnes ».
Diane nous a également fait part d'un autre point intéressant : la structure sociale et politique des Miamis. Leur système social était beaucoup plus égalitaire, en termes de différences de genre, que le modèle occidental classique. Dans la culture miamie, les hommes et les femmes avaient des rôles différents, mais aucun sexe n'avait plus de pouvoir que l'autre. Un groupe miami comptait quatre chefs : deux hommes, dont un chef militaire, et un représentant les besoins des hommes de la communauté. Les deux autres femmes, dont une militaire, et une représentant les besoins des femmes de la communauté. Dans le système social miamien, les hommes effectuaient la plupart des tâches extérieures, comme la chasse et la guerre. Les femmes s'occupaient des tâches intérieures, comme l'agriculture, la garde des enfants et la fabrication de tout ce dont la communauté avait besoin pour survivre.
Diane nous a également fait part de quelques coutumes des Miamiens. Elle nous a parlé de jeux traditionnels comme la crosse et les jeux d'argent. Pour les Miamiens, les jeux d'argent étaient très différents de ce qu'ils sont aujourd'hui aux États-Unis. À la fin d'une partie, le gagnant ne repartait pas avec ses gains, mais redistribuait les gains. Cela lui conférait l'immense honneur de pouvoir offrir des cadeaux, un atout majeur dans la culture miamienne. Diane nous a également fait part de sa coutume : le travail du ruban. Cette pratique, remise au goût du jour ces dernières années, est devenue un élément important de la culture miamienne.

