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La COVID-19 fait appel à nos meilleurs anges

Mar 10 2020

Photo par Anne Nygård sur Unsplash

Nous étions tous suffisamment occupés, anxieux et stressés. Et puis la COVID-19 est arrivée.

Ce vilain petit virus sème le chaos dans notre économie, notre société, nos voyages et nos cerveaux. Juste au moment où nous avons besoin de notre meilleure réflexion, la peur s'invite et nous rend un peu fous.

Je ne suis pas un expert en virus, mais j'ai une longue expérience en santé publique. La santé publique concerne la santé de nous tous, en tant que communauté. La santé publique ne nie pas notre besoin inné de veiller à notre propre sécurité et à notre survie, mais elle nous appelle également à faire plus que cela : agir au nom du bien commun.

Permettez-moi de vous rappeler plusieurs façons de préserver notre bien commun face à la COVID-19 :

Lave t'es mains!

Se laver les mains est une habitude bien ancrée chez moi, mais 20 secondes ? Vraiment ?! La recommandation de chanter « Twinkle, Twinkle Little Star » ne m'aide pas, car cette chanson m'ennuie. J'avais du mal à trouver ma propre chanson de 20 secondes – une chanson pour le Carême, peut-être ? – quand je suis tombée sur cette vidéo du Vietnam :

Cela change la donne. Et si j'apprenais ces gestes de lavage des mains et que je les pratiquais au lavabo ? Et si je commençais à prêter attention à la mousse onctueuse du savon et au plaisir de l'eau courante ? Pourrions-nous rendre le lavage des mains agréable ?

(Et voici une version GC avec l'Alma Mater avec les instructions de lavage des mains de l'Organisation mondiale de la santé.)

Couvrez vos éternuements avec des mouchoirs, puis jetez-les.

Apprenez à considérer vos éternuements comme parfaitement conçus pour projeter des particules virales dans l'atmosphère, afin qu'elles soient touchées et inhalées par tous ceux qui vous entourent. (En réalité, les éternuements ont été conçus par l'évolution pour évacuer les impuretés de votre système respiratoire ; en revanche, les virus sont conçus par l'évolution pour en tirer le meilleur parti !)

Votre corps éternue quand il en a besoin. Et permettez-moi d'ajouter que les éternuements sont étrangement merveilleux. J'ai une sœur qui éternue de nombreux petits éternuements, et un mari qui éternue avec une résonance incroyable. On peut en profiter. Mais qu'ils soient petits ou volumineux, il faut les couvrir.

Ayez des mouchoirs sur vous. Éternuez dedans. Jetez-les. Lavez-vous les mains. (C'est amusant maintenant !)

Saluez les gens sans les toucher.

Oui, il faut renoncer à la poignée de main, au moins temporairement. Je trouve qu'il est plus hospitalier de prendre clairement les devants. Quand je rencontre quelqu'un à qui je serre habituellement la main, je dis quelque chose comme : « Je ne serre pas la main ces jours-ci, mais je suis ravi de te voir ! » Cela nous rassure tous d'être francs, car il est honnêtement difficile de savoir quelles sont les règles sociales actuelles.

Le directeur général de l'OMS a recommandé de ne pas se donner de coups de coude ou de poing. Il a simplement dit bonjour et posé la main sur son cœur. C'est une bonne option.

Restez à la maison si vous êtes malade.

Dans notre culture du travail, aller travailler, même malade, a une connotation machiste. Je reconnais en être coupable. Inconsciemment ou non, nous admirons les personnes en bonne santé et plaignons les malades.

Rester à la maison quand on est malade doit être considéré comme un acte de générosité. Remercions ces braves gens !

Ne stigmatisez pas les personnes associées au virus.

Cela peut paraître surprenant, mais stigmatisation autour d'une maladie contribue à sa propagation; cela n'aide pas à contrôler la maladie. Les actes irrespectueux, voire violents, envers les Asiatiques, et en particulier les Chinois, sont une terrible conséquence de la COVID-19.

Soyez prudents dans vos pensées, vos paroles et vos actes. Nous avons besoin de solidarité collective et d'informations claires et concrètes pour soutenir les communautés et les personnes touchées par cette nouvelle épidémie.

Voici une bonne nouvelle : agir pour le bien commun nous aidera à prévenir de nouvelles infections et nous fera du bien. Vraiment.

Rebecca Stoltzfus


 

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